Accueil - Maison de la poésie - Rennes

 

Michèle Métail, née en 1950, est une figure essentielle de la poésie expérimentale et sonore. Elle diffuse, depuis 1973, ses textes au cours de « publications orales », la projection du mot dans l'espace représentant le « stade ultime de l'écriture », son travail étant avant tout celui d'une « présence dans la langue ». Diapositives et bande-son accompagnent parfois ses lectures (plus de 500, en France et à l'étranger), entre oralité et visuel, où elle travaille l'allitération et l'assonance comme un parasitage, un brouillage du sens.

 

Autrice d'une thèse de doctorat sur les formes poétiques de la Chine ancienne, elle traduit des poètes chinois et allemands contemporains (Ursula Krechel, Christiane Schulz, Thomas Kling, Walter Thümler, etc.), ainsi que de nombreux poètes chinois anciens.

 

Entrée à l'OuLiPo en 1975, Michèle Métail a pris ses distances vis-à-vis du groupe. Elle a notamment fondé en 1979 l'association « Dixit » avec Bernard Heidsieck, puis, en 1995, avec le compositeur Louis Roquin, l'association « Les arts contigus », qui a organisé plusieurs manifestations inter-disciplinaires.


Michèle Métail a reçu le Prix littéraire Bernard Heidsieck – Centre Pompidou (prix d'honneur) en 2018.

 

TEMPS FORT DE RÉSIDENCE

Michèle Métail
Lou Sarabadzic

Ma langue au choix

Date
Mai 2021
Lieu
Tarif
Gratuit
Réservation conseillée : 02 99 51 33 32
Credits
Louis Roquin

Le parcours poétique de Michèle Métail est marqué par un rapport fort joueur au langage, ainsi que par la traduction et le multilinguisme. Traductrice et locutrice de l'allemand et du chinois, Michèle Métail pioche dans les dictionnaires comme elle se promène dans les langues étrangères, saisit des voyages, déplace, coupe, colle, mesure, construit, liste un peu plus, tente un poème infini et retourne des lectures...

 

Dans de saisissantes performances, elle questionne et célèbre l'oralité, une notion essentielle à son travail. Mise en voix, existence sonore et musique des mots: pour Michèle Métail, la poésie ne se résume pas à des textes écrits; elle s'incarne dans des "publications orales". Si comme elle le répète souvent, "le stade ultime de l’écriture" est "la projection du mot dans l’espace" (voir par exemple son entretien par Emmanuèle Jawad dans Diacritik, l'année dernière), soyez là ce soir de mai pour le rattraper et participer à un exercice inédit de jonglage. 

 

Rencontre animée par Lou Sarabadzic