Hélène Lanscotte lit à voix haute avec la Compagnie La Voie des livres. Elle chuchote à l’oreille aussi, avec les Souffleurs-Commandos poétiques. Ceux à qui ils « soufflent » sont sur le champ emportés en eux-mêmes.
Ils sont durablement marqués par cette expérience.
Hélène dit : Écrire est mon acte, celui qui m’engage…
Mes aventures d’écriture sont autant de voix qui disent l’impressionnable des êtres.
Dans Simplement descendu d’un étage (Cheyne 2002), humains et éléments naturels se cherchent, pratiquent des échanges, s’empreintent mutuellement. Ma femme aime la vie – et la vie laisse des traces. Dans cette attente, tous les jardins étaient des brouillons de jardins.
Dans portraits sauvages (L’Escampette 2007), on fait des rencontres déroutantes, on lit l’histoire dans les pierres, on veut porter sur soi une pierre qui ressemble à celle qu’on aime : Cela m’est bien égal d’être tordu à cause d’elle ; si c’est ça penser très fort à quelqu’un, être plus lourd d’une épaule et plus léger du cœur.
Dans Rouge avril (L’Escampette 2011), il y a le rouge d’une robe : Il aurait vu son rire, un aimant affolé par tout ce cramoisi. Celle qui la porte, Elle avait fait le tri entre les nuages et le ciel / Mis de côté les uns / Garder l’autre serein. Le livre se termine : Et soudain la porte se met à battre sans nous.
Des portes, elle en ouvre, Hélène Lanscotte, bien des ouvertures et possibilités d’échappées sont ménagées.
Au lecteur funambule de cheminer !
Rémy Jacqmin