avril, mai, juin, juillet 2013


Brigitte Mouchel, née en 1959, vit à Douarnenez depuis quelques années. Elle réalise depuis 1999 des livres d’artiste en autoédition, qui disent ce partage entre images et mots qui l’habite. En 2010, les éditions isabelle sauvage ont publié Événements du paysage, qui rassemble une partie des textes qu’elle a mis en forme dans ses livres d’artiste ou de petits recueils cousus main. Elle expose régulièrement son travail dans des expositions individuelles ou collectives et dans des salons du livre d’artiste.
            Depuis 2006, elle est engagée dans l’élaboration du Festival du cinéma de Douarnenez (dédié aux peuples « minorisés »), association dont elle est devenue présidente en 2009. C’est cet engagement, cette présence au monde que l’on retrouve dans ses textes où l’événement ordinaire, le bégaiement de l’aujourd’hui est inscrit par petites touches, par collages d’une grande intensité.
Son blog

Lou Raoul vit en Bretagne où elle est née en 1964. Elle a publié plusieurs recueils chez différents éditeurs : Roche Jagu / Roc’h Ugu (Encres vives, 2010), Les jours où Else et Else avec elle (éditions isabelle sauvage, 2011 et 2012), Sven (Gros Textes, 2011), Else comme absentée (éditions Henry, 2011) et Exsangue (pré # carré éditeur, 2012). Elle a également confié quelques textes à des revues (Verso, Décharge, N4728, Liqueur 44…).

Son travail d’écriture, qui oscille entre prose et poésie, est fortement ancré dans le souvenir, entremêlant, dans une langue très singulière, les différentes strates de la mémoire qui façonne l’individu dans son présent. Elle tient un blog, mêlant textes et images.

Isabelle Sauvage et Alain Rebours



 



Du 6 mai au 29 juin 2013, Deborah Heissler sera accueillie par la Maison de la Poésie de Rennes, rencontrera le public et des groupes scolaires et sociaux. Résidant au bord du canal Saint-Martin, elle se consacrera à l'écriture d'un texte qui sera publié en 2014. Plusieurs rencontres publiques sont organisées à l'occasion de son séjour à Rennes.

Avec Déborah Heissler nous pénétrons dans un monde contemplatif de couleurs, de formes, de résonnances qui nous parviennent comme éteintes déjà. La poète porte en elle l’ivresse attristée des mots.
Elle compose une partition musicale aux infinies variations : une musique du silence ouaté d’angoisse : « j’écoute ce qui se perd à l’amont du silence ».
Son poème est comme une encre méditative, un geste dédié au temps, à lumière, à l’infime : une quête de l’énigme. C’est un ralentissement, une dilatation du temps, un vide comblé de fleurs, d’arbres, de ciel autant qu’un resserrement de l’espace :
« en cingle d’horizon
ganté, comble et bleu »
Chez elle, l’horizon n’est pas un espace d’attente, mais une limite, dans la pluie qui décolore les oiseaux ou dans le pli de la pierre.
Chaque fleur, chaque printemps est un éternel chuchotement du rien, la lumière qui vient, « c’est un jour fait de mille jours ». Son écriture pense le temps comme un espace.
Le mot – comme l’encre - pousse à l’abandon de soi dans le temps du tracé, laisse le trait prendre possession du silence. « Chaque feuille, chaque herbe » : Déborah Heissler  n’embrasse pas la totalité du monde, elle le fragmente, le cerne, le guette, jusqu’au surgissement du mot.
Les doigts liés dans les ramures de ses maîtres en poésie (P. Jaccottet, A. Du Bouchet, Y. Bonnefoy), elle dialogue avec eux « la nuit sous la neige ».

La poésie ? « Le temps d’un battement de paupière. »
Claire Novack

Son blog de résidence


Mercredi 15 mai

19h30, à la Maison de la poésie de Rennes


S’il est une tâche particulièrement délicate qui incombe au traducteur, c’est sans aucun doute celle de la traduction du texte poétique où, dans le meilleur des cas, celui-ci devient une véritable « recréation » prosodique, métaphorique, des sources dans la langue de l’autre.
            Pour vous accueillir et marquer ainsi sa venue à Rennes, Déborah Heissler vous proposera à cette occasion de partager ces détours, glissements multiples – cette  métamorphose – avec elle, autour d’une lecture-rencontre de deux recueils parus chez Cheyne éditeur – successivement Près d’eux, la nuit sous la neige (2005) et Comme un morceau de nuit, découpé dans son étoffe (rédigé pendant un séjour en Chine en 2008/09, puis publié l’année suivante en 2010) – dont elle a confié la traduction à Jacob Bromberg (qui lira à cette occasion des extraits en anglais) et dont elle lira elle-même des extraits en français. Nul besoin de pratiquer l’anglais couramment pour goûter à cette rencontre. Il suffira, comme à un concert, de se laisser porter par la voix des deux poètes...





Déborah Heissler à Morlaix et à Nantes

Mardi 28 mai, rencontre avec des élèves de la filière "Bois" du Lycée professionnel La Champagne de Vitré.



Venez découvrir sur le site du Collège Amand Brionne de Saint-Aubin d'Aubigné

les « belles choses » réalisées par les élèves de 4eC à partir du recueil de la poétesse Déborah Heissler : Comme un morceau de nuit découpé dans son étoffe

 


Jeudi 30 mai

19h30, à la Maison de la poésie de Rennes

Lecture-rencontre, livre de résidence
Laurine Rousselet et l'éditrice Anne Coldefy, des éditions de l'Inventaire présentent Crisálida.

Laurine Rousselet vit et travaille à Brest. Résidente en mai-juin 2011 à la Maison de la Poésie de Rennes, elle y compose le recueil Crisálida — éditions L’Inventaire.
Parler de son écriture, c’est parler d’intensité, d’écart, de tension entre ce nous sépare et s’éprouve dans la rencontre avec l’autre. C’est se débattre avec le tourbillon ininterrompu des contraires qui avance la vie « enfin ramenée à soi ».
En 2011, elle fonde Les Cahiers de l’Approche, plaquette en bilingue de poésie, aux éditions du même nom et recueillie ainsi des poèmes de multiples horizons et langues.

 Erwann Rougé


Longue histoire, déjà, que celle de Laurine Rousselet et des éditions L'Inventaire ! Une histoire de confiance, bâtie au fil des années et des volumes.

Avec Mémoire de sel (2004), L'Inventaire découvre et fait découvrir une poésie exigeante et ardue. En 2011, dans Hasardismes, Laurine Rousselet s'attaque à un genre regrettablement oublié : les aphorismes. Rien de classique, toutefois, au-delà du genre lui-même, dans les aphorismes de cette jeune femme. Ils sont poésie pure et portent, dans le moindre mot, la moindre virgule, la marque d'un tempérament et d'une écriture sans concession.

Crisalida est, aujourd'hui, une pause-respiration dans le travail de l'auteur. Juste le temps de jeter un regard en arrière pour revenir à la chrysalide de l'origine et mesurer le chemin parcouru, avant de poursuivre la route.

Comme dans chacun de ses ouvrages, Laurine Rousselet sème ici ses fulgurances, ses cris de passion et de douleur, ses doutes, son ardente mélancolie d'être.

Anne Coldefy-Faucard




Anne Coldefy-Faucard, Les Editions L'inventaire



Mercredi 10 juillet
à 19h30, dans le jardin de la Maison de la poésie


Roger Lahu & Thomas Vinau

Voici deux poètes qui aiment non seulement ouvrir portes et fenêtres mais aussi sortir, flâner, prendre la lumière de biais ou la pluie pleine face. L'un  et l'autre s'embarquent parfois pour de  plus longues escapades en sachant que tous les instants captés en cours de route, sur ce long ruban de bitume ou de terre qui ressemble à s'y méprendre à la vie, restent uniques et qu'il convient donc de ne pas  les laisser  filer sans noter ce qu'ils suggèrent. Ils le font en touchant à l'essentiel (autrement dit à l'ordinaire) des êtres et des lieux rencontrés, avec  la même spontanéité, le même tempo vif,  la même soif de liberté et la même envie de déambuler en périphérie des villes ou dans de grands espaces, que l'on retrouve,  avec bonheur, chez nombre d'auteurs de la Beat Generation.
Jacques Josse