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Emmanuelle Pagano

 

 

"C'est vrai, c'est notre maison ici. Le seul lieu où l'on est vraiment ensemble, toi et moi, qui nous appartient, c'est ici.
Cette maison, ce livre, nous l'habitons ensemble, et ce que nous faisons dedans, c'est elle-même. Nous la construisons, nous l'aménageons, petit à petit, lettre par lettre.
Quand elle sera finie, nous l'habiterons, nous l'habiterons ensemble, mais ce sera le seul endroit où nous pourrons nous tenir tous les deux."

L'Absence d'oiseaux d'eau, POL

 


Emmanuelle Pagano est née en 1969 à Rodez. Elle étudie l'esthétique du cinéma et de l'audiovisuel, qui la mènent à la rédaction (inachevée) d'une thèse sur le « Cinéma cicatriciel». Cette thématique est très présente dans son œuvre, notamment dans les romans sur l'enfance. Parallèlement à son activité d'écriture (elle est publiée chez P.O.L.), Emmanuelle Pagano poursuit son activité d'enseignante en Arts plastiques.

Une biblio :

Romans :
L’Absence d’oiseaux d’eau, roman, jan 2010 POL
Les Mains gamines, roman, sept 2008 POL
Les Adolescents troglodytes, roman, janvier 2007 POL
Le Tiroir à cheveux, roman, septembre 2005 POL
Pas devant les gens, roman, mars 2004, éditions de la Martinière (Ce roman n’est plus commercialisé)
Pour être chez moi, roman, février 2002, éditions du Rouergue, sous le pseudonyme Emma Schaak

Nouvelles et textes courts :

“Le guide automatique", nouvelle, mars 2008, la librairie Olympique (Bordeaux)
"La décommande“, nouvelle commandée par la fondation d'art contemporain "la maison rouge", publiée chez JRP Ringier en novembre 2010.
“La Maison-message“, nouvelle sur le thème de la couleur bleue, dans Le Monde, juillet 2010.
“La ligne de flottaison“, nouvelle, éditions Capricci, fin 2010/début 2011, prolongée par un projet d’apatation de Pascal Bonitzer.
“Majeure“, nouvelle in Les Cahiers d’Adèle (n°6, “Le Pardon”), mai 2010
“Sur l’arbre“, nouvelle écrite à l’occasion du “rendez-vous littéraire“, Ein französisch-deutsches Literaturfest, organisé par la l’Akademie der Künste. 
“Flanquées”, texte libre en réaction au travail de Laura de Nercy dans le cadre de “Concordan(s)e”
“Les paillettes“, nouvelle, commande de la Bnf, et retravaillé pour la revue professionnelle “BIBLIOthèque(s)” : mars 2010.
“La nouvelle chaudière“, nouvelle in “Hapax magazine“, revue en ligne des éditions Hapax (07)
“Quatre fois quinze ans“, texte “à partir” de Barbara, pour le hors série de Télérama : Barbara, dix ans déjà., novembre 2007.
“Toucher Terre“, sur Jacques Dupin, paru dans la revue "Faire Part", mars 2007.
“Le type qui n’avait pas de parents fixes“, in "Clam magazine", n°14, “State of independance”, novembre 2006 
“Se Montrer disparaître“, in Le génie Documentaire, Admiranda n°10 (Cahiers d’Analyse du film et de l’Image, Aix-en-Provence, 1995), sur le film d’Hervé Guibert, La Pudeur et l’impudeur. 
“L’Ecorché“, in cinergon n°1 (Ouvroir de Recherches sur le Cinéma et l’Image, Toulouse, 1995), écorchées : la peau des corps, la peau des images dans le cinéma de Pasolini.

http://www.lescorpsempeches.net/


photo remue.net

Florence Pazzottu

A contre-pente

Écrire est une contre-pente, cet éveil, ce
recueil des forces qui résistent à la mort (aux
pentes de la mort, chaque jour, gestes, mots, dedans,
dehors, induits cachés - banals - ou assénés), cet
effort bienheureux, bienveillant et rude parfois,
éprouvant, pour que soient préservés, à venir
le vivant, le singulier de l'homme et l'énigme qu'il
est pour l'homme et que ne perce (pas plus que pour le
vers) la divulgation ni de son nombre - ne fait
pas somme, crie plutôt l'opacité accrue,
la défaite de qui tente l'élucidation du
mystère de l'espèce parlante en la visant
du dehors comme un genre connu - ni de son vide
supposé; par grâce, ou sursaut vif, apaisant
l'inflation dure, l' éruption de substance de
son centre introuvable et que manquent - mais elles pèsent,
menacent - toutes les tentatives de fabrique
et commerce du vif; l'homme serait - ainsi nous
parle " écrire", à contre-pente - non pas cet
animal-parlant, anomalie ou perfection,
seuil, achèvement de l'évolution, mais dans
la nature une coupe (trouée - comme le vers
taillant la phrase) - une percée énigmatique.

la Tête de l'Homme. Ed Seuil


Florence Pazzottu est née le 9 novembre 1962 à Marseille - où elle vit actuellement.

Poèmes publiés en revue et en anthologie ou volume collectif. Nombreuses lectures publiques. A fondé avec Christiane Veschambre la revue Petite (1995-2005), qu'elle a également animée avec Thierry Trani puis avec Isabelle Garron.

Est membre du comité de rédaction d'Action poétique.

S’il tranche Inventaire/Invention (2008)
La tête de l’Homme Seuil (2008)
L’inadéquat (le lancer crée le dé) Flammarion (2005)

CIP Marseille



Photo: Laure Hinckel

Marta Petreu

"Je reconnais que cet aveu impur
sort de moi-même et se verse dans mon sang
je sens que cette existence résiduelle
que ce superbe rapport
est la matière première de mon moulin :
entre les hémisphères cérébraux s’écoule jour et nuit
le son"


Poèmes sans vergogne, Editions Le Temps qu'il fait


Marta Petreu, née en 1955 en Transylvanie, vit à Clùj où elle est professeur de philosophie à l'Université. Elle est par ailleurs rédactrice en chef de la revue littéraire Apostrof.
Elle a publié des essais (Un passé mal vu ou la transfiguration de la Roumanie, 1999 ; Ionesco dans le pays du père, 2001 par exemple) et une dizaine de recueils. Sa poésie dit la difficile et parfois l’impossible liberté d’être femme, créatrice et critique quant au politique et à la religion (son père adhère en 1945 au culte néo-protestant).