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Festival

Les Polyphonies

Mai 2016

10 ème édition

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

28 & 29 mai 2016

L’un des temps fort de la programmation annuelle de la Maison de la Poésie est ce week-end de rencontres à la Villa Beauséjour, dans son jardin et le long du canal, lieux magiques où la poésie contemporaine « Cette poésie riche, variée, inventive, passionnante *» se donne à écouter, à partager…Pour cette 9ème édition des Polyphonies, la parole poétique prendra corps à travers la voix d’auteurs venus du Pérou, du Portugal, de France, et explorera encore une fois des territoires bien singuliers.

* Jacques Roubaud

 

 

 

 

Samedi 28 mai  - 15h30

Olivier Deschizeaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"L’enfance semble être un chien étreint par les larmes du deuil, elle semble s’éteindre comme un roc au bord duquel danse le vagabond, l’enfance est une cerise de chrysanthèmes et des pleurs écorchent ta gorge, alors sous le ciel tu ne bois pas que le vin des djinns, la vue t’es mille fois plus insalubre que la myrrhe et la boue, il ne reste plus que la mort à ton bras."

Olivier Deschizeaux.  Au seuil de la nuit, Ed. Rougerie

 

 

 

Samedi 28 mai  - 15h30

Marie Cosnay

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"À gauche une mère lève le visage et sur le bord du cadre, plus à gauche encore, deux enfants tendent deux bras chacun. Un faisceau de lumière vient toucher les yeux de celui des enfants dont le menton et la bouche froncent les linges de la mère. À droite, dos à nous, une silhouette enveloppée de la tête aux pieds, long manteau blanc cape funeste, se dresse, surplombe le groupe qui résiste en face. La mère supplie. Voici le croque mitaine. "

Marie Cosnay. À notre humanité, Quidam éditeur

 

 

 

Samedi 28 mai  - 17h30

Festival Off #1

 

 

Découverte des auteurs de la région qui nous livrent de courts extraits de leur écriture ciselée et aboutie !

 

 

 

Samedi 28 mai  - 19h

Nuno JUDICE

Jorge NAJAR

 

 

"L’absolu s’est manifesté dans un verre 
d’eau, quand le soleil est apparu derrière un nuage 
et lui a donné un éclat inattendu dans le plus 
gris des matins. "

Nuno Judice. Le mystère de la Beauté, Éditions Potentille

 

 

"Tout tremble dans la nuit de Cusco.
Ton univers s'effondre et dans la vallée il ne reste que des brasiers, le corps d'un puma aux aguets — la ville tempétueuse dans la pureté de l'air ; mais belle dans ses rancœurs et superbe dans ses cruautés."

Jorge Najar. Figure de proue, Éditions Folle Avoine

 

 

Samedi 28 mai  - 21h

Festival Off #2

 

 

Lectures poétiques, musique, projections : les auteurs et artistes présents tout au long du festival se prêtent au jeu des lectures courtes et croisées, de l'improvisation, de la lecture concert et du ciné-poésie. Soirée laboratoire !

 

 

Dimanche 29 mai  - 15h

David Dumortier

 

 

 

 

 

 

 

 

"Toujours au même endroit, dans la cour, il y a un tourbillon. Mehdi s’est planté au milieu. Autour de lui dansent des papiers de chewing-gum et l’automne.
Mehdi s’habille des guenilles du vent.


*


Il a neigé. La cour est couverte de glace. Mehdi a apporté ses patins et glisse dans les allées de l’école. Bientôt, le maquillage de l’école coulera : la terre se mettra autre chose sur la peau. "

Mehdi met du rouge à lèvres (ill. Martine Mellinette, Cheyne éditeur)

 

 

 

Dimanche 29 mai  - 16h

Découverte des éditions de L'Arbre

 

 

 

 

 

 

 

Des livres réalisés en typographie, un catalogue comprenant : Pierre Autin-Grenier, Maurice Blanchard, Alexandre Blok, André Campos Rodriguez, Marceline Desbordes-Valmore, Olivier Deschizeaux, Charles Estienne, Paul Gilson, Claude Kottelanne, D.H. Lawrence, Jean Le Mauve, Robert Nédélec, Casimir Prat, Nathalie ProstJean-Daniel Robert, , Jean Rousselot, Jeanine Salesse, Sohrâb Sepehri, Ilarie Voronca, V. Vassiliou, Fabienne Yvert, etc.

 

 

Dimanche 29 mai  - 17h

Stéphane Bouquet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"et vivre
il faut que ça fasse à la fin une histoire
la même peut-être depuis toujours
qu'on se raconte... dans le métro quelqu'un lève
la tête
mèche flottante           sous bonnet
gris l'air romantico-malade et sa béquille le soutient 
... l'hiver sort de sa bouche le métro
roule par ex. les gens montent et descendent
nous sommes suffisamment ensemble"

Les amours suivants (Éditions Champ Vallon)

 

 


 

* * *